LA SYMOCEL APPELLE A UN PROCESSUS ELECTORAL CONSEUSUEL

vendredi, 01 juin 2018 00:00

Dans une déclaration faite mercredi 30 mai 2018 à Kinshasa, la Synergie des Missions d’Observation citoyenne des élections (MOE-SYMOCEL) déplore une détérioration du contexte sociopolitique préélectoral et appelle à un consensus entre les parties prenantes sur des points clés comme le fichier électoral et la machine à voter.
La MOE-SYMOCEL note que l’évaluation du fichier électoral par l’organisation internationale de la francophonie (OIF) ainsi que l’’observation des opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs ont révélé des insuffisances à corriger avant les scrutins du 23 décembre 2018.

Ces faiblesses concernent notamment un écart (de 84 052 électeurs) entre les statistiques des électeurs enrôlés publiées par la commission électorale nationale indépendante (CENI) et celles présentées dans l’Annexe de la Loi sur la Répartition des sièges. Elles portent également sur le cas de près de 4 millions d’électeurs enrôlés sans empreinte digitale.

La MOE SYMOCEL estime que l’aboutissement à des élections apaisées passe par la construction d’un consensus solide impliquant toutes les parties prenantes. Aussi invite-t-elle la CENI à faciliter un audit citoyen du fichier électoral, en mettant à la disposition des missions d’observation nationale des élections les éléments essentiels et nécessaires pour ce faire. Cela, en vue de dissiper toute suspicion et créer les conditions de confiance, d’un processus largement participatif et consensuel, ainsi que l’adhésion de tous.
La commission électorale est également invitée a poursuivre, l’adjudication des données relatives aux électeurs enrôlés sans empreintes digitales et des doublons résiduels éventuels afin de s’assurer qu’il ne s’agit pas de doublons réels ni des électeurs fictifs susceptibles de fausser l’ensemble du processus électoral.

Lire ici l’intégralité de la déclaration de la SYMOCEL.