Tenir compte des zones rurales

jeudi, 08 mars 2018 00:00

La participation aux affaires publiques n’est plus une question d’homme, de femme ou de fille, mais une question de droits. Tout comme les hommes, les femmes quel que soit leur rang social sont concernées à divers égards par les élections. Elles sont ou aspirent à être électrices, candidates, observatrices, élues, activistes des droits humains et le fait est qu’à ces niveaux, divers obstacles contrarient l’exercice de ce droit, qu’ils soient d’ordre socioculturel, légal, logistique, ou sécuritaire etc…

En tant que mouvement de jeunes, le RACOJ entend faire la promotion de l’équité en matière électorale non plus uniquement dans les villes, mais aussi dans les zones rurales en y formant un noyau des jeunes filles leaders activistes. Au sein de ces communautés qui ont tendance à être prises en compte tardivement dans le processus électoral, il s’agira d’identifier les problèmes spécifiques à ces milieux, proposer des stratégies, sensibiliser sur le bénéfice du respect du Genre, mais aussi et surtout sur la question de la participation électorale. En effet, les capacités des femmes sont accrues lorsque l’information électorale leur est portée dans leur environnement, à savoir les marchés, écoles, universités, hôpitaux et au sein des familles. Il faut aussi envisager d’aborder des questions telles que la planification familiale. Ce sont des sujets sensibles et on pense souvent qu’ils n’ont rien à voir avec les élections. Il faut en parler car ils impactent la participation politique et électorale des femmes.

Rachel Ndaya, coordonnatrice nationale du Réseau des Associations Congolaises de jeunesse contre le VIH/SIDA.